Lundi 20 novembre 2017
Le prieuré de Saint-Blaise

Près de l'étang, au sud, non loin des ruines informes de l'enceinte du château de la Gravoyère, s'élève sur une éminence, l'ancien prieuré de St-Blaise. La maison d'habitation, haute et spacieuse avec fenêtres à meneaux, est ce qui reste de ce prieuré qui disparut à la révolution.

Ce prieuré semble avoir été la plus ancienne fondation pieuse de la paroisse de Noyant-La-Gravoyère. Sa proximité avec l'ancien château de la Gravoyère pourrait laisser supposer qu'il dépendait du seigneur de ce lieu. En réalité il paraît assez certain que le prieuré de St Blaise fut fondé en 1220. Il était rattaché à Château l'Hermitage. Le prieuré de Saint-Blaise Le prieuré de Saint-Blaise

Les moines qui y habitaient appartenaient à l'ordre des Augustins et étaient aux environs de sept à huit. En 1607, pour se conformer à la bulle de Paul V, confirmé par Henri IV, il fut cédé aux jésuites de la Flèche. Le prieuré de St Blaise avait pour présentateur, le prieur de Château l'Hermitage.
Nous ne savons rien sur la vie et le nombre des religieux qui passèrent à St Blaise car la plupart des documents ont disparu à la révolution. Il est même assez difficile de dire ce que fut le service divin au XVII ème et XVIII ème siècles. On sait pourtant que les bénéficiés titulaires, s'ils n'y résidaient pas toujours eux même, faisaient célébrer, de temps en temps, la messe aux intentions des fondateurs par les prêtres qui desservaient la paroisse de Noyant.
Le dernier prieur de St Blaise, Louis Pierre CHARLERY de l'ESPINAY, prenait encore ce titre en 1789.

L'ancienne chapelle seigneuriale dédiée à St Blaise était desservie comme une chapellenie régulière dépendant du prieuré de Château l'Hermitage au diocèse du Mans. Elle avait pour temporel la métairie de son nom avec celle de Fosse, les closeries de la Ménitré en St-Aubin-du-Pavoil, de l'Ebeaupinière et de la Jaquelière à Bouillé Ménard. Chaque année, le jour de la fête patronale et le lendemain, une assemblée de plus de 2000 personnes s'y réunissait au son de la gueuse ( sorte de cornemuse). Le sonneur habitait la commune de St-Aubin-du-Pavoil.

Michel de SCEPEAUX fut autorisé, dit-on, en 1707 à la démolir pour la rebâtir à la Roche de Noyant où il transporta la statue.

 
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