Jeudi 19 octobre 2017
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Il est entré à 12 ans au Cours Complémentaire de Segré, il arrivait de Bourg L'évêque. C'était un écolier sérieux, timide et doux qui s'apprêtait à faire de son mieux à la « grande école », après avoir été toujours le premier dans son village.

Ses parents souhaitaient qu'il poursuive ses études et s'étaient imposé de lourds sacrifices. René BROSSARD le savait et n'aurait voulu, pour rien au monde, les décevoir. Ce fut peut-être le plus beau souvenir de sa vie de n'avoir jamais déçu personne.

Durant les quatre années passées au cours complémentaire, il n'encourut aucun reproche de ses professeurs.
Lorsqu'il fut admis à l'Ecole Normale, ce fut pour tous une joie profonde et pure. A sa sortie, en 1942, il devait satisfaire un autre désir, il allait revenir comme Maître à cette école de Segré qu'il avait connue élève, et qu'il aimait. Un de ses derniers bonheurs...


C'était le tournant où le destin de la France se jouait. Et René BROSSARD, comme il l'avait toujours fait, s'en est allé vers le Devoir, quand il l'a eu connu. La jeunesse française était indécise, incertaine. N'essayait-on pas de lui faire accepter la défaite ? Il fallait lui redonner confiance et virilité. René BROSSARD s'y consacre.
Il devient un « chef ». Avec ses anciens camarades d'école, frères de combat, il organise un plan de propagande, créé un journal clandestin, imprime des tracts, fait pénétrer dans le monde étudiant, l'essence même de cet ardent patriotisme qui l'anime.
Vichy et l'occupant sont alors ses deux ennemis, il les dédaigne, il est trop loyal, trop enthousiaste aussi pour se méfier. Il est dénoncé. Il est arrêté à l'école même ( voir histoire de son arrestation). Une implacable perquisition fait découvrir, dans sa chambre, des preuves de son activité. Il est traîné à Angers, odieusement torturé des jours durant, ses bourreaux n'obtiendront rien de lui.

Le 23 Octobre 1943, c'est fini, René BROSSARD a retrouvé la paix. Il suffirait, pour écrire sa vie, de trois vers qu'il aimait :
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la vie où le sort a voulu t'appeler.
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler.

D'après un document de la Mairie de Noyant la Gravoyère du 19 Janvier 1992

 
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